Liban

Observateurs "Casques Blancs"


Depuis 1975, le Liban s'enfonce inexorablement dans une guerre civile et à Beyrouth, en octobre 1983, un double attentat vise la force multinationale (France, USA, Grande-Bretagne et Italie) chargée d'assurer la sécurité dans la capitale libanaise :
- 241 morts parmi les '' marines '' américains ;
- 58 parachutistes du 1er R.C.P tués dans les décombres de l'immeuble '' Drakar ''.
Les Présidents Reagan et Mitterrand décident que la mission de cette force ne peut continuer et incitent les différents leaders et autres chefs de faction de cette guerre civile à se réunir. La tenue d'une conférence de réconciliation nationale entre les différents antagonistes libanais, à Lausanne en mars 84, permet aux occidentaux de retirer leurs troupes du chaudron beyrouthin.

À partir du 28 mars 1984, elles sont remplacées par les premiers observateurs militaires Français, que les médias vont surnommer '' casques blancs ''. Le rôle de ces observateurs consiste à rendre compte 24h/24 des violations du cessez le feu au comité militaire quadripartite libanais [dit comité de l'hippodrome] où se trouvent en permanence un représentant d'Amal (Chiites), du Parti socialiste progressiste (Druzes), des Forces libanaises (Chrétiens), de l'Armée libanaise et un officier français.
Ces observateurs, officiers et sous-officiers des trois armées et de la Gendarmerie, (de 45 à 80 militaires) sont positionnés à des endroits stratégiques dans Beyrouth et ses environs immédiats.

Le Cne Simon est volontaire pour le Liban en mars 1984 dans le cadre de la force multinationale. Observateur casque blanc, il fait partie du premier détachement de quarante observateurs dont quatre commandos de l'Air, aux ordres du Colonel des Troupes de Marines Michel Fleutiaux. Il organise et dirige un observatoire dans la tour Murr, l'une des plus élevées de Beyrouth ouest, du côté musulman, soumise en permanence aux tirs de roquettes et de canons. Des camarades Commandos lui succèderons jusqu'en février 1986. Ils laisseront trois morts, le Cne Aniort, le Cne Feyrignac et l'Adc Perrot.

Drakkar, images transmises par "Cabanne"



Le Poste Drakkar saute dans une formidable explosion, à l'aube de ce dimanche matin, 3 mn après le PC des Américains.
Les couleurs de la France restées intactes au sommet des décombres couvrent les corps des Parachutistes ensevelis.
Il faut porter secours et réconforter ceux qui ont encore la force d'appeler à l'aide et évacuer sur la résidence des Pins  les premiers corps dégagés.







Détachement en 1985, photos insignes et brassard officiel "Cabanne"