Escadron de Protection

Lyon Mont Verdun EP 1G-942








Les unités de la BA 942 à vocation opérationnelle



L'escadron de protection (EP 1G.942)

Relevant du commandement des forces de protection et de sécurité de l’armée de l’air, subordonnée à l'Adjoint Forces de la base, cette unité est chargée de la protection des installations sensibles de la base et de ses points isolés rattachés.

Ses effectifs, répartis en quatre sections de fusiliers commandos et un groupe cynophile, lui permettent d'assurer une permanence opérationnelle vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Forts d'un large éventail de compétence, les fusiliers commandos de l'EP 1G.942 se voient aussi confier des tâches très variées : OPINT, OPEX, exercices internationaux…Tous peuvent être appelés à travailler au profit des commandos parachutistes de l’Air (CPA), à condition de posséder les qualifications et les qualités physiques idoines


Le Centre National des Opérations Aériennes


A l'été 2007, le CCOA a quitté Taverny pour rejoindre la base aérienne 942 de Lyon. Il a pris le nom de CNOA (Centre National des Opérations Aériennes).

Ses missions s'articulent autour de trois grands domaines :

- La Posture Permanente de Sûreté

- Programmation et conduite d'opérations aériennes

- Recherche et sauvetage


Le Centre de Détection et de Contrôle (CDC 05.942)

Cette unité de 150 personnes, installée dans l’ouvrage enterré, relève du Commandement de la Défense Aérienne et des Opérations Aériennes (CDAOA).

24 heures sur 24, le CDC 05.942 est responsable dans sa zone de responsabilité :

· de la surveillance de l’espace aérien,

· de la diffusion de l’alerte vers les autorités militaires,

· du contrôle de la circulation opérationnelle militaire et du guidage des missions d’interceptions,

· de la mise en œuvre du Centre de Coordination et de Sauvetage (CCS) permettant de diriger les opérations de recherche et de sauvetage au profit des aéronefs civils et militaires portés disparus. C’est une mission de service public.

Pour assurer ses missions, le C.D.C dispose des moyens :

· de détection militaires et civils ;

· de traitement de l’information ;

· de visualisation ;

· de communications.

- Les moyens de détection incluent des radars militaires et civils. Vingt d’entre eux peuvent être connectés simultanément. Parmi ceux-ci figurent le radar de type PALMIER, situé au Mont Thou et le radar 23 cm implanté au fort du Mont Verdun.

- Les moyens de traitement de l’information font appel à une structure informatique permettant l’ élaboration et l’entretien d’une situation aérienne de1000 mobiles aériens à partir des radars connectés.

- Les moyens de visualisation, unique en France à ce jour, sont constitués par des consoles de type VISU 5 offrant un affichage en haute définition et multi-chromes. L’interface opérateur utilise des commandes de type bureautique basées sur un « operating system » de type WINDOWS NT.

- Les moyens de communications attribués au CDC supportent des liaisons téléphoniques, de transmission de données et interphoniques internes ou externes.

Grâce à l’ensemble de ces moyens, regroupés sous le terme générique de S.T.R.I.D.A. (Système de Traitement et de Représentation des Informations de Défense Aérienne), le CDC s’inscrit dans une chaîne de Défense Aérienne nationale constituée de cinq entités équivalentes (Lyon, Drachenbronn, Mont de Marsan, Nice, Cinq Mars la Pile) et d’un centre de conduite des opérations aériennes situé à Taverny. Maillés au niveau national, ces cinq centres sont connectés aux systèmes alliés équivalents.

Le Centre de Coordination et de Sauvetage


Le Centre de Coordination et de Sauvetage de LYON, appelé également RCC (sigle anglophone désignant un « Rescue Coordination Center ») assure une mission de service public au profit d’occupants d’aéronefs militaires ou civils victimes d’un accident dans sa zone de responsabilité (zone terrestre ou maritime).

Il assure la direction générale des opérations de recherche et de sauvetage (mission « Search And Rescue » ou SAR). Après avoir déterminé une zone probable d’accident, il coordonne l’action des différents organismes et moyens civils ou militaires (aériens, terrestres ou maritimes) des administrations participant à la mission SAR (Transports, Défense, Intérieur, Finances…) jusqu’à la localisation de l’épave.

L'Escadron des Systèmes d’Information et de Communications (1J.942)

Unité à vocation technique dépendant du Centre de Détection et de Contrôle 05.942, l’Escadron des Systèmes d'Information et de Communications 1J.942 a, pour mission principale, la mise en œuvre, l'entretien et la remise en état :

- des matériels de détection, de traitement et de présentation de l'information, et des moyens de télécommunications mis à la disposition du CDC;

- des moyens de transmissions radio utilisés par les Commandements opérationnels et organiques et les organismes d’Etat implantés dans l'ouvrage;

- des équipements de surveillance vidéo, de réception et de distribution d'images dans l'ouvrage.

L’Escadron des Systèmes d’Information et de Communications assure également au profit de la totalité des unités implantées sur la BA 942 ainsi que des sites rattachés :

- la mise en œuvre et le soutien technique du système MTBA comprenant la téléphonie, la sonorisation, l’interphonie et le réseau transport de l’information;

- la mise en œuvre et le soutien technique de l’ensemble des moyens audio-vidéo et informatiques;

- la sécurité des systèmes d’information et de communications ;- la fonction chiffre (opérations de chiffrement et de déchiffrement, mise à la clé des équipements cryptologiques...).

L'unité, riche d'environ 150 personnes, regroupe, autour d'un bureau technique et du COSIC (centre d’opérations des SIC), deux divisions de maintenance (DSI, DSC), une division exploitation (DISSIC) et le Centre d’intervention de secteur (CIS) qui assure la remise en état des installations Socrate.

Le Centre Zonal de Gestion SOCRATE 55.664

Installé au Fort du Mont Verdun depuis le 1er Septembre 1999, le Centre Zonal de Gestion SOCRATE (CZGS) 55.664, organiquement rattaché à la DIRISI (Maison-Lafitte), est un Organisme Interarmées (OIA).
Composé de personnels de l'Armée de l'Air et de l'Armée de Terre, ce centre est responsable de la supervision, de la télégestion et de la télé-explotation des sites interarmées de la zone Sud-Est du réseau SOCRATE, en relation avec les Centres d'intervention du secteur SOCRATE (CIS).

La direction, la gestion et le contrôle opérationnel du réseau sont assurés par la DIRISI, subordonnée à l'Etat-Major des armées. Le commandant du réseau incombe au chef d'Etat-Major des armées.SOCRATE : Système Opérationnel Constitué des Réseaux des Armées pour les TElécommunications.DIRISI : Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information de la Défense.

Le Centre Régional de Maintenance RETIAIRE 55.665

Le Centre Régional de Maintenance RAMSES fut crée à APT, le 01 septembre 1988. Il devait assurer la maintenance et le maintien en condition opérationnelle du réseau RAMSES sur la région aérienne Méditerranée.

Le 01 avril 1991, il fut dissout et remplacé par le détachement RETIAIRE 55.665. Cette évolution ne changera en rien sa mission.

En juillet 1998, de nouvelles attributions lui sont confiées. Il est chargé de la maintenance Niveau 2 des sites durcis de l’armée de l’air, à l’exception du réseau SOCRATE.
Le 28 mai 1999, suite à la fermeture du Plateau d'Albion, l'unité est transférée sur la base aérienne 942

Le Détachement Permanent du Centre Opérationnel des Forces Aériennes Stratégiques

Le COFAS est le centre de mise en œuvre de la composante nucléaire de l'armée de l'air. Il permet au général commandant les Forces aériennes stratégiques (FAS) de suivre en permanence l'état de ses moyens, de planifier, programmer et de conduire les opérations.

Point de convergence de l'ensemble des télécommunications, il retransmet les ordres du Président de la République en assurant la coordination du raid nucléaire.

Le Détachement Permanent COFAS 12.532 (DP COFAS) est créé en 1971 dans l'ouvrage enterré de la base aérienne 942. Centre de secours du COFAS de Taverny, il est activé pour la première fois en novembre 1972 et est déclaré opérationnel à cette date.