Caracal & RESCO



Présentations des commandos parachutistes
envoyé par ministeredeladefense. - L'info video en direct.

Touché durant un engagement, un pilote peut être amené à s’éjecter de son appareil et tomber derrière les lignes ennemies. Se déclenche alors une mission « Resco » pour le récupérer. Conduite par des spécialistes comme les commandos parachutistes de l’air n°30 (CPA 30), cette mission nécessite un moyen aéroporté robuste et bien armé : l’EC 725 Caracal.

Le Pôle d'excellence du CPA 30 est la Recherche et Sauvetage au Combat. Pour accomplir leur mission, après le Puma, les Commandos de l'Air utilisent l'hélicoptère EC 725 Caracal.

Les interventions des forces françaises à l’extérieur du territoire national, dans un cadre national, OTAN, de l’Union européenne, ou encore en application d’accord de défense se relèvent nombreuses ces dernières années. Elles nécessitent d’être accompagnées d’une capacité de sauvegarde de leur potentiel humain, en particulier d’une capacité à récupérer des équipages éventuellement abattus. C’est la raison d’être de la mission Resco (missions de recherche et sauvetage au combat) et de l’hélicoptère EC 725 Caracal de l’armée de l’Air.

L’armée de l’Air met en œuvre six EC 725 Caracal au sein de l’escadron d’hélicoptère « Pyrénées », implanté sur la base aérienne de Cazaux. L’EC 725 est le vecteur phare dédié à la mission de recherche et sauvetage au combat (Resco). Souvent réalisée de nuit, la mission Resco consiste à récupérer des équipages éjectés en territoire hostile. Les missions de recherche et sauvetage au combat (Resco) constituent une opération périlleuse. Les équipages de l’armée de l’Air sont entraînés et qualifiés pour réaliser ce type de missions. La flotte d’hélicoptères Caracal offre par ailleurs à l’armée de l’Air, du fait de ses performances aéronautiques et des équipements dont il est doté, une capacité nouvelle d’extraction des militaires dans des environnements hostiles. Cette capacité, à haute visibilité politique, s’inscrit dans les déficits affichés par l’Union européenne et permet à la France de peser dans la coalition.



À l’image de sa version « forces spéciales », l’EC 725 Caracal est équipé de systèmes des plus perfectionnés : caméra thermique avec télémètre laser, radar météorologique et de recherche, ainsi que deux treuils. Renforcé d’un blindage, il est muni de système d’autoprotection : détecteur d’alerte radar, détecteur d’arrivée de missile, lance-leurres, deux mitrailleuses, etc. Il intègre de plus les systèmes des aéronefs les plus modernes : centrale inertielle avec couplage GPS, contre-mesures électroniques, etc. Il offre des possibilités de profils de vols jamais rencontrés jusqu’à présent sur les voilures tournantes (vol IMC TBA, mise en stationnaire automatique IMC au-dessus de l’eau), et la capacité de ravitaillement en vol. L’EC 725 Caracal sera équipé de la liaison 16.

L'EC725 est un hélicoptère destiné à accomplir des missions de recherche et de sauvetage au combat (Resco), de transport de troupes sur longue distance et des missions spéciales, de lutte contre le terrorisme et des missions étatiques de sauvetage à la mer (SAR). Il intègre des équipements spécifiques pour ce type de mission, tels que le ravitaillement en vol, un système de contre-mesures ou de localisation de personne. Hélicoptère bi-turbine de la classe des 11 tonnes, l'EC725 est le premier hélicoptère français équipé d'un système d'autoprotection complet, de visualisation par écran LCD et d'un blindage.

Depuis la mise en service de ce type d’appareil, les 14 hélicoptères Caracal, polyvalents par excellence et opérant actuellement au sein de l’armée de Terre et de l’armée de l’Air, sont intervenus à plusieurs reprises en opérations au sein de modules de « Forces spéciales », en Afrique comme au Liban. Issus du Détachement ALAT des opérations spéciales (DAOS) et de l’escadron d’hélicoptère « Pyrénées », ils sont aujourd’hui déployés à Kaboul depuis 2006, où ils assurent au quotidien des missions « classiques » de transport des troupes ‘et d’autorités), d’évacuations sanitaires, d’intervention rapide et de soutien au profit des forces de la coalition.

Ils participent enfin à la mission de l’action de l’État en mer, en particulier à la mission de sauvetage en mer sur la façade Atlantique.

Une commande de 5 nouveaux EC 725 a d’ores et déjà été contractualisée.