Bases Aériennes

Armée de l'Air




La Base Aérienne est par essence l'outil de combat de l'armée de l'air dont l'activité opérationnelle est permanente.

Le commandant d'une base aérienne réunit sous son autorité toutes les unités stationnées sur la plateforme, soit 600 à 3 500 personnes. Il supervise leur mise en condition et l'exécution des ordres concernant leur emploi.

L'activité aérienne en métropole est réalisée à partir d'un réseau d'une vingtaine de bases plateformes et de cinq bases radars de défense aérienne. Elle est soutenue par une douzaine de bases ou détachements air à vocation de support (états-majors, centres d'opérations, entrepôts, ateliers, écoles...).

L'organisation des bases est adaptée à la souplesse et à la rapidité d'emploi de l'arme aérienne. En métropole, outre-mer, ou à l'étranger, les bases disposent toutes d'une infrastructure d'accueil similaire chargée de fournir le soutien. Les unités navigantes se déploient donc avec la certitude de trouver sur toutes les bases aériennes les moyens nécessaires à l'exécution de leurs missions. De plus, ce mode de fonctionnement permet la création rapide et aisée de bases aériennes projetées, qui sont implantées hors de la métropole.

Outre-mer, le prépositionnement de certains moyens aériens (avions de combat, avions de transport, hélicoptères) permet une réponse rapide à toute demande d'assistance entrant dans le cadre des accords internationaux. Il permet aussi d'assurer au mieux la défense des intérêts de la France. En moyenne, une base plateforme composée d'un effectif de l'ordre de 2200 hommes et femmes (soit près de 5 500 personnes avec les familles), représente un impact économique et financier de l'ordre de 60 millions d'euros par an. Les sites air constituent ainsi un élément majeur de l'aménagement du territoire.



La période de guerre froide a considérablement marqué l’implantation des Bases Aériennes de l’Armée de l’Air. En effet, la menace était alors clairement identifiée et les performances des appareils imposaient un positionnement géographique particulier. Ainsi, les plates-formes à vocation chasse sont principalement regroupées dans le Nord-Est au contact de l’ennemi potentiel, les Bases assurant une mission de logistique ou de transport sont situées sur un arc central s’étirant de la Normandie aux Alpes alors qu’à « l’arrière » ; dans le Sud et le Sud ouest, ce sont les écoles et les sites dédiés à la formation qui dominent.

Par ailleurs, dans le contexte stratégique de la guerre froide, la Base Aérienne avait vocation à être autonome et auto-suffisante. A partir des années 1990, la situation géostratégique nouvelle et la recherche d’une nécessaire rationalisation de l’organisation conduisent à faire évoluer

progressivement ce concept. La totale autonomie des bases cède donc la place à un fonctionnement s’appuyant davantage sur le réseau des Bases Aériennes où l’interdépendance et la complémentarité deviennent la règle.

Le réseau des bases aériennes est le lieu de stationnement, de mise en oeuvre et d’emploi des moyens pour la réalisation des missions confiées à l’AA, qu’elles soient permanentes (PPS, continuité du service de l’Etat) ou temporaires. 

Source: AA

Métropole



Outre Mer

  • Base aérienne 160 Dakar-Ouakam « Colonel Frédéric Geille » (Sénégal)
  • Base aérienne 181 Saint-Denis « Lieutenant Roland Garros » (Réunion)
  • Base aérienne 188 Djibouti « Colonel Massart » (Djibouti)
  • Base aérienne 190 Tahiti-Faa'a (Tahiti) « Sergent Julien-Allain »
  • Base aérienne 365 Lamentin (Martinique)
  • Base aérienne 367 Cayenne-Rochambeau « Capitaine Massé » (Guyane Française)
  • Détachement air 376 Nouméa (Nouvelle-Calédonie)
  • Eléments air à Libreville (Gabon)
  • Eléments Français d'assistance opérationnelle à N'djamena (Tchad)