Escadron de Protection et d'Intervention



E.P.I.




Photos EPI à Nîmes "Say40"




L’EEI devient Escadron de Protection et d’Intervention 11.301 (EPI 11.301) en 1979.

Le 10 juin 1992, Monsieur Pierre Joxe, ministre de la Défense, signe un décret donnant naissance aux forces spéciales (COS). En septembre 1993, l’Etat-Major du Commandement des Opérations Spéciales est déclaré opérationnel.

Des unités des trois armées sont identifiées. Elles seront employées par le COS pour les opérations ou dans le cadre de l’entraînement interarmées. S’agissant de l’Armée de l’Air, outre des moyens aériens, il est décidé de mettre à disposition du commandement des opérations spéciales des Commandos de l’Air qui seront chargés plus particulièrement de faciliter l’engagement dans la profondeur des aéronefs.

Ainsi, le 1er janvier 1994, l’EPI devient l’Escadron d’Intervention des Commandos de l’Air en regroupant les Commandos Parachutistes 10 et 40.

Escadron de Protection et d’Intervention 11.301
1979 à 1982 Cne Janvier
1982 à 1985 Cne Jean
1985 à 1987 Cne Masson-regnault
1987 à 1990 Cne Bonnefond
1990 à 1992 Cne Redon
1992 à 12-1993 Cne Charpentier

Commando Parachutiste de l’Air N°10
” composante opération spéciale de L’EICA 11.301 ”
01/1994 à 1995 Cne Charpentier
1995 à 1996 Cne Willem

Pour l’histoire, deux unités issues de L’EPI sont citées :
1994 à 1996 EICA 11.301 Lcl Duval
1996 à 1999 EICA 06.566 Lcl Viarouge




Défilé du 14 juillet 1981 de l'EPI de République à Bastille
(3 photos transmises par "Nicolas")


Défilé du 14 juillet 1981 de l'EPI sur les Champs Elysees - Paris
(transmis par "makila 17")



Le Sgc G.......E et de Codo 10 de l'EPI en 1981 au bois de Nice autour de la Stèle sculptée par l'Adc Victorien




A l'issue de la 1ère Guerre du Golfe, l'EPI défile aux USA
(transmis par "ERTA")


l'EPI à Fleury Mérogis "par Méméne"

C'est un "Quizz" sur lequel se sont penchés Aigle 334, ERTA, Jipé, Partisan 21 et moi-même:
"Maintenant qu'il y a presque prescription (18 ans), il est temps de savoir pourquoi une poignée de commandos de l'EPI (Escadron de Protection et d'Intervention) ont fait à l'époque quelques séjours à l'ombre...qui les ont menés au centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis, entre autres. Pour quel motif ?
PS : je prie les protagonistes de ces moments de bien vouloir s'abstenir d'indications sur la "procédure" car elle est toujours sous le scellé du "confidentiel justice"."

Jipé a trouvé la bonne réponse, voici l'histoire racontée par l'auteur de la question:

====

Tu sais ERTA, dans les années 70, les bases aériennes proches de la frontière allemande étaient sous la menace potentielle de la bande à Baader. Lors des évaluations de bases, tout commando en repérages risquait d’être dénoncé par la population. D’ailleurs des encarts de presse locale encourageaient cette pratique citoyenne mais très contraignante pour les « assaillants ». Certains, peu chanceux ont eu droit à des garde à vue, certes adaptées, mais leur faisant perdre toute possibilité de remplir la mission dans les délais impartis pour l’évaluation.

Bon, d'accord, y avait pas que des tendres à l'EPI mais une bande de quatre ou cinq ( 1 off, 3s/off, 1 soldat ou 2) a réellement séjourné dans quelques centres pénitentiaires en tout bien, tout honneur :

- Uzerche en Corrèze
- Auxerre
- Fleury Mérogis
- Maubeuge

L'objet de leurs visites était en effet, bien vu Michel, de tester les dispositifs retardateurs (des clôtures quasi-décamétriques agrémentées de ronce américaine, panachée de zones de courant type clôture à vache, etc) et de détecteurs de diverses natures pour l'équipement de nouveaux quartiers pénitentiaires, les fameuse prisons du plan 13000, pour le nombre de places qu’il créerait au début des années 90 (au XXème siècle pour les plus jeunes d’entre nous).
Cette mission avait initialement été confiée aux "matons" éducateurs de sports de l'administration carcérale.
Les blessures occasionnées et le risque d'être sous la pression des pensionnaires (pour leur extirper d'éventuelles méthodes) ont fait que les services du Garde des Sceaux ont cessé de demander ces services à leurs personnels et se sont retournés vers le GIGN.
A cette époque, toujours sur la brêche pour en découdre proprement dans les libérations d'otages et de négociations avec des forcenés, le groupe d'élite de la Gendarmerie avait aussi la surveillance de la Présidence de la République (GSPR). Les super-gendarmes ont logiquement refusé de jouer les prisonniers, au risque de se blesser.
C'est alors qu'un proche du Garde des Sceaux a raisonné par l'absurde : « j'en connais qui pénètrent à travers toutes les enceintes possibles, ce sont les commandos de l'air. lls sont à l'EPI, à Nîmes! ».
Le GFCA d'alors a été contacté et c'est ainsi qu'un "prison break team" a été constitué pour évaluer lesdites prisons !
D'énormes et bien connues sociétés du bâtiment et des travaux publics (le béton, quoi...) étaient sur les rangs pour remporter le marché de création de ces nouvelles prisons et de ces nouveaux quartiers. Et comme fallait économiser la portion du contribuable, tout système devait être économique tout en interdisant (est-ce possible?), du moins en retardant les réussites d'évasions.
Tous les scénarios ont été visités. Seul, avec complicité intérieure, à plusieurs, avec complicité extérieure, avec ou sans des moyens dérobés sur place ou introduits frauduleusement, etc...N'en déplaise à Supercopter alias Aigle 334, les voilures tournantes n'ont pas été autorisées à jouer ce genre de tests qui auraient été trop spectaculaires...Et la parade était désormais trouvée avec les filins et filets.
Jipé a raison : on cherche à en sortir de ce genre d'endroit. L'équipe avait toute latitude pour préparer et "déposer" son scénario. Le temps était compté : entre son début et sa réalisation (dehors), les arbitres octroyaient 10mn, pas une seconde de plus.
Ce qui était le plus surprenant, c'est que les commandos avaient le statut d’hommes libres mais ils se prenaient quand même au jeu en prenant des risques insensés. Avec l'insolence de la jeunesse et la fierté de leur insigne, les acteurs de ces prison break prenaient les paris malgré les doutes des fonctionnaires du ministère. Les bilans étaient manifestement hors pronostics. Il fallait voir la mine déconfite des représentants des grosses sociétés lorsqu'une évasion avait réussi ! Et les scores étaient... Chut!
Les leçons retirées ont permis de durcir à moindre coût les possibilités d'évasion.
Pour l’EPI, c’était la fin d’une époque d’évaluations des bases avec un Transall qui larguait ses 60 commandos loin de l’objectif. C’était le début de missions plus resserrées en effectifs et dans le temps avec des actions menées chirurgicalement en temps de paix, sans passage en stade d’exercice, donc personnel en face armé réel.
La dimension du réalisme était devenue telle que l’armée de l’air voulait ce genre d’expertise pour ses propres dispositifs mais aussi d’autres institutions, dont le ministère de la Justice.
Bonne soirée et n'oubliez pas Prison Break le jeudi soir !

"Méméne"

Fleury !



============





Salle de Repos et Bar de l'EPI en 1988 BA 726 "Photo FNS"



Photo EPI contigent 87/10 CPA 40 transmise par "FNS"