DETAM Djibouti 2010




FFDj : exercice interarmées MONFREID

Au mois de septembre 2010, les Forces françaises stationnées à Djibouti ont conduit l’exercice « Monfreid » qui consistait notamment à tester la capacité des services de la Base aérienne 188 à accueillir d'importants renforts en aéronefs.


Djibouti



Djibouti 2010 "Yann J."


Djibouti Puma 2010 "Yann J."


Exercice cyno d'Attaque en Mer 2006 "Audrey"




Détachements Fusiliers Commandos de l'Air Djibouti au fil des années



Le CASV marque la DZ, désert du Petit Bara 2006 "Gun45"



Section de Protection 1995 "ck91000"


Jeep d'Inter Djibouti 1980


Prise d'Arme à Djibouti 1980


EEI en 1977 "A. Fritsch"


Le Goubet-Al-Kharab à Djibouti par "Dalma 6"

Nous sommes a DJIBOUTI
Magnifique pièce d'eau bleu sombre aux allures lacustres, le Goubet-Al-Kharab est l'extrême pointe du Golfe de Tadjourah, qui vient mourir non loin du Lac Assal et de la zone volcanique de l'Ardoukoba dans un impressionnant décor de montagnes arides.
Accessible par la piste qui le domine ou en bateau, le Goubet a toujours pâti d'une réputation maléfique.Il est difficile, encore de nos jours, de convaincre un pêcheur Djiboutien d'y pénétrer avec son embarcation.



La légende veut en effet qu'en des temps reculés il y ait eu en cet emplacement, que l'on appelle maintenant "le gouffre des démons", une"grande montagne couronnée de feu" qui aurait disparu sous l'invasion des eaux dans une confusion indescriptible. Depuis, les abîmes du Goubet seraient fréquentées par des démons qui tireraient vers les profondeurs tous les audacieux osant s'aventurer sur ces eaux.
En fait, si personne ne s'est fait "tirer par les pieds" vers les profondeurs du Goubet, personne ne rejette plus la possibilité qu'il existe des spécimens de la faune sous-marine d'une taille particulièrement imposante ( raies mantas, requins...).
Le site, il faut l'avouer, a de quoi frapper l'imagination et impressionner les âmes sensibles et les esprits simples : vingt kilomètres de long, dix de large, la baie est entièrement cernée de montagnes abruptes qui dévalent directement dans les eaux, d'une hauteur de 600 mètres à une profondeur de 200 mètres. Dans la passe qui commande son accès, il règne, sauf à l'étale, un violent courant qui peut atteindre huit nœuds et former selon les conditions météorologiques, un mascaret avec des creux allant jusqu'à quatre mètres. Il n'est pas question alors, à moins de posséder un bateau très sûr et très rapide, d'accéder au Goubet ou d'en sortir en dehors des heures d'étale.
A noter enfin, à l'intérieur du Goubet," l'Île du Diable " (encore un nom rassurant) , ancien cratère sous-marin au sommet duquel on a trouvé des huitres fossiles.

Il a était prouvé scientifiquement, que les poissons du GOUBET étaient plus gros à âge égale que les autres poissons de la même espèce dans le reste du littoral corallien de Djibouti.....
POURQUOI???????


Comme je l’explique plus haut, les courants sont dans le sens de l’entrée du Goubet, très violents, ce qui permet aux poissons d’y pénétrer mais les empêchent de ressortir.
La concentration de la faune et donc très importante, ce qui permets aux prédateurs présents de se nourrir plus facilement.
Le Goubet est un volcan immergé, la principale raison réside dans le fait que des éruptions volcaniques mineures, sous marine, régulières, contiennent de l'acide chlorhydrique (HCl), de l' hydrogène sulfuré (HF), du fluorure de silicium (SiF4), de l'oxyde de carbone (CO) et plus...
Ces sels et les dérivés de ces acides forment des cristaux en suspension, qui, ingéré par les espèces vivantes notamment les poissons, activent leur croissance.
En 1978, l’équipe Cousteau y avait descendu une cage anti requin chargée d’un chameau éviscéré. A la remontée la cage était vide et complètement détruite. Confortant et colportant la légende, qu’il existerai dans les fonds un monstre marin.
Malheureusement craignant pour l’image de leurs pays, les autorités Djiboutiennes ont expulsé l’océanographe et empêcher à tout jamais la possibilité d’éclaircir ce phénomène.
Des légionnaires de la 13 ème DBLE, ont placé au bord du Goubet, une ligne de fond en câble de remorquage avec à son extrémité un gros trident forgé ou était accroché les restes d’un mouton. Le tout arrimé à un treuille vissé sur le plateau arrière d’un GBC.
Dans la nuit la ligne s’est tendue. Il a fallut toute la puissance du camion pour éviter qu’il ne glisse à l’eau. Le tir fort c’est arraché du plancher et tout est parti à l’eau. Cette histoire à était vécue par l’adc Varésano et sa section génie. Elle est consignée sur le carnet de marche de la 13 ème. On parle d’un requin marteau de plusieurs tonnes.
Jusqu’à aujourd’hui les recherches océanographiques dans cette endroit son strictement interdites.
Les plongées dans ces eaux sont très impressionnantes. Le fond est tapissé de lave et donc noir comme de l’ancre et les poissons y sont vraiment plus gros qu’ailleurs.
Histoires vécues. J’ai personnellement plongée dans le Goubet, face à l’île du diable, je suis resté à peine 5mn dans l’eau, mort de trouille.



Un Intrus à Djibouti par "Mémène"

Novembre 1978, quelque part sur la planète commando de l'air.

C'est jour non ouvrable. Le soleil est levé, depuis à peine une heure.
Le sous-chef de poste de commandement et de protection déguste face à l'Est son dernier café de la garde en se délectant du calme et des rayons solaires encore supportables à cet instant.

Une présence humaine qui progresse en venant de l'Ouest lui fait tourner la tête.
Une silhouette s'avance timidement vers lui.

Son premier réflexe est de mettre sa main sur l'étui du Pistolet MAC 50 et d'appuyer sur l'alternat de la radio portable qu'il porte autour du cou, histoire de rameuter une sentinelle postée vers les hélicos ou les Mirage.

Mais il se ravise très vite. Sans l'avoir jamais rencontrée, il reconnaît la personne qui vient de s'introduire sur le parking.
Très respectueusement, il l'interpelle.

Plutôt que de faire procéder à sa remise aux autorités de gendarmerie compétentes, il l'invite à pénétrer en salle de repos du PC et lui offre un soda cola qu'elle accepte bien volontiers, la température ayant brusquement monté.

Pendant la conversation enthousiaste qui tourne autour de la démarche de sa visite, le sous-chef de poste contacte l'officier de garde de la Base et lui suggère de demander au Commandant de base de les rejoigne au plus vite.

Qui était cette personne, alors très populaire auprès des Français ?

Le 08 novembre 1978, un tremblement de terre secoua le territoire sans provoquer d'autres dégâts qu'une perplexe interrogation. La secousse majeure de l'après-midi fut très bien perçue sur la base.

La rumeur se répandit vite parmi les taximen mâchant leur khât : "un volcan vient de naître vers le Goubet-al-ahrab"
(cf  récit de DALMA6 au dessus).

Le canal radiophonique officiel confirmait : depuis la veille, l'ARDOUKOBA était devenu le plus jeune volcan de la planète. Il avait dressé sa scène entre le Ghoubbet et le lac Assal, dépression sursalée (454g de sel par litre d'"eau").

Les fontaines de feu naissaient d'un grandiose déplacement du point de jonction de plaques telluriques majeures dont la plaque arabique et la plaque africaine.
Pas moins de 43 millions de mégatonnes de laves seront crachés jusqu'au 14 novembre, fin de l'éruption.
A cet endroit, une faille maitresse qui s'écarte de 2 cm en moyenne par an s'était offert à l'occasion un grand écart de 1,20 m sur une distance de 12 km.

C'était le début de la formation contemporaine d'un vaste océan qui sera peut-être égal à l'Atlantique, l'océan Erythréen.

Tazieff s'était posé le vendredi (jour férié) suivant le début de l'éruption à bord d'un vol régulier d'Air France. Sans avoir eu besoin de soudoyer des employés de l'aéroport, il s'était rapidement dirigé vers la zone miltaire contigüe à l'aéroport. A cette époque, il n'y avait pas de clôture entre les deux parkings.

Son "interception" n'était donc pas consécutive à une introduction frauduleuse mais bien volontaire et innocente, attiré qu'il était par le troupeau de Puma de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre entrevus lors de son atterrissage en 747 !

Son intérêt et sa science avaient bien sûr capté toute l'attention.
Devant cet homme hors du commun à la carrure d'athlète (il fut boxeur) et aux paluches énôôôrmes, à la peau tannée, on avait envie de tout donner, y compris des vols à bord des Puma pour transporter équipiers et matériels vers l'Ardoukoba.
Le patron de la base, qui avait écourté son jour férié à l'occasion du coup de fil de l'officier de permanence, était sous de mêmes prédispositions. Le Haut commandement aussi.

"Ok, Haroun, vous aurez 3 Puma s'il le faut !"

"Pas question !!" décréta Hassan Gouled Aptidon le président d'alors de la toute jeune république de Djibouti. "Monsieur Tazieff se rendra sur les lieux avec mon hélicoptère présidentiel !"

L'incident diplomatique fut évité : Haroun Tazieff décolla quelques heures plus tard à bord de l'Alouette II présidentielle cédée par la France.
Les équipements scientifiques et les équipiers rejoindront avec... quelques rotations décalées de Puma, évidemment.

Le 11 novembre, pour l'Armistice, les troupes françaises défilaient.
L'applaudimètre désigna, comme à chaque parade, la 13ème Demi-Brigade de Légion Etrangère...
Non, ce furent les Commandos de l'Air que l'on plébiscita.

Le commandement offrit aux vainqueurs un tour en Grise, le Noratlas.
Vingt quatre élèves Commandos en application dans la Corne de l'Afrique et leurs cadres survolèrent à basse altitude les nuées incandescentes
de l'Ardoukoba dans de profondes turbulences...Emotions garanties !