11e B.S.M.A.T.

(11e Base de Soutien du Matériel de l'Armée de Terre)

Implantée dans la ville depuis 1946, initialement au quartier de l'ARSENAL et, dès 1956, au quartier VERGNES, l'arme du Matériel, au travers de l'établissement de réserve générale du Matériel de l'aviation légère de l'armée de terre, puis au travers de l'établissement du Matériel de Montauban, a maintenu à MONTAUBAN un corps de première catégorie jusqu'en 1999. Ces unités assuraient le stockage, la réparation et la distribution des pièces de rechanges et matériels complets pour les unités de l'aviation légère de l'armée de terre d'une part et parachutistes d'autre part.

En 1999, une réorganisation de l'arme du Matériel aboutissait à la création de la 11ème base de soutien du Matériel implantée à VAYRES en GIRONDE dont MONTAUBAN devenait un détachement. Ces dernières années, l'implantation montalbanaise s'est enrichie tout particulièrement avec la construction et la mise en service du bâtiment de maintenance automatisée des parachutes, unique en son genre, et la création d'une nouvelle unité élémentaire chargée du pliage des parachutes en aout 2004.

La montée en puissance de la 11ème BSMAT se concrétise aujourd'hui par la présence du chef de corps à Montauban et de son état-major (80 personnels), symbolisé par le retour du fanion de la base, et la création de la compagnie de commandement et de logistique, ainsi que du rattachement des détachements de GUERET, SAINT ASTIER et TULLE.

Forte de plus de 1000 personnels civils et militaires de toutes catégories, la 11e BSMAT est subordonnée à la direction régionale du matériel (DIRMAT) en RTSO.

IMPLANTATION

11e BSMAT
Avenue de Nègrepelisse
BP 777
82077 Montauban

MISSIONS - COMPOSITION - MATERIELS

Missions
La 11e BSMAT assure la maintenance technique et l'approvisionnement en rechanges des régiments de l'armée de terre stationnés dans le grand Sud-Ouest. Ses compétences techniques s'exercent au profit des forces dans de multiples domaines (automobile, engin blindé, armement, optronique, transmissions, électronique, matériels aériens et para-largages).

Structures-Composition
MONTAUBAN : CCL (état major).
13°CAP (approvisionnement).
14°CMLP (réparation des parachutes). 15°CMLP (pliage des pararchutes).
16°CMALAT (maintenance aéronautique des hélicoptères).
18°ETCM ( escadrille de transport et de convoyage).
GFI(formation de tous les specialistes de la maintenance des parachutes).
STM(section chargée de la conception et du suivi du matériels depuis sa création jusqu'à son retrait du service).

Détachement de TULLE : Bureau d'étude technique maintenance.
Détachement de GUERET : Re Conditionnement des containers.
Détachement de ST ASTIER : Stockage des matériels

Matériels
La 11e BSMAT dispose de véhicules de la gamme technique et commerciale et de moyens aériens pour assurer ses multiples liaisons techniques. Par ailleurs, son équipement industriel important (bancs de contrôle, machines-outils, stockeurs rotatifs...) et très spécifique (machine à coudre pour parachutes) lui permet de faire face à toutes ses missions.

FORMATION - EMPLOIS

Instruction et formation
L'instruction militaire (sport, tirs, sorties sur le terrain...) est organisée au niveau de chaque compagnie. La formation technique est dispensée au sein des ateliers d'emploi et par des stages spécifiques. Elle concerne tous les métiers de la maintenance.

Spécialités et emplois
Les spécialités acquises correspondent aux matériels à soutenir et sont pratiquement toutes directement transposables dans le secteur civil : les EVAT ont un emploi de mécanicien ou de magasinier, les sous-officiers tiennent des postes de technicien, les officiers débutent par la fonction de chef de section

Source: Défense


Histoire



En France, les premiers centres de pliage apparaissent en 1935.
Le colonel GEILLE fonde le centre d'instruction parachutiste d'Avignon Pujaut.
Les deux groupements d'infanterie de l'air créées la même année formeront en 1943 le premier régiment de chasseurs parachutistes appartenant à l'Armée de l'Air.
Au sein des Forces Françaises Libre à Ringway et aux cotés de la 82° Airborne, les parachutistes confient l'entretien de leur matériel de saut à des spécialistes du service général.
Ces hommes et ces femmes travaillent conformément aux notices livrées par le constructeur. Il faut attendre le rattachement des unités Parachutistes à l'Armée de Terre et à la création du C.E.T.A.P de PAU le 16 avril 1946 pour que soient reconnus les spécialistes chargés de l'entretien des parachutes.

Les personnels féminins sont rattachés aux unités aéroportées et brevetés à titre de reconnaissance de leurs service. Intervenant dès 1947 en Indochine, les groupes de plieuses de parachutes assurent une part capitale de la sécurité des mises à terre. A la suite d'un accident de saut d'entretien ,des modalités de règlement de leur spécialité sont établis (effectif par table de pliage, rendement horaire,...)
Le serment du plieur de parachute inspiré de l'école britannique et récité par chacune d'elle en début de journée.
Malgré la masculinisation de ce poste en 1950 elles expérimentent les nouveaux matériels et les nouvelles techniques de conditionnement. Elles participent activement aux essais du parachute TAP 660.
Toutes les réparations sont exécutées par l'établissement de Montauban dès 1946.

L'entretien dans les sections, centres ou groupes de pliage ne comprenant plusde réparation.
Pendant la guerre d'Algérie, le conditionnement des parachutes de la Base Aéroportée de Blida ( GLA 2 : Groupement de livraison par air) est assuré par des hommes appartenant à l'unité.

Le 11° BSMAT (Base de soutien du Matériel) Aéroporté et A.L.A.T

L' Établissement se voit confier en cette année 1945 la première mission aéroportée. C'est la conséquencede la création de la 25 Division aéroportée en Afrique du Nord.

C'est pour cela qu se crée la 191 Compagnie légère de réparation de matériel à Sétif à laquelle appartient la 191° section d'entretien des parachutes stationnée à Pampelonne.
Le 1 mai 1946 , la 25 Cie d'entretien de parachutes voit le jour à Montauban (82) Elle est casernée dans le bâtiment est de la caserne Doumerc. ( Actuellement loge le 17 RGP). Le sous Lieutenant JUPONT est détaché à l'établissement pourformer la compagnie. Le détachement précurseur vient de l'établissement de LUCE (Eure et Loire). En pratique dix hommes n'arrivent!, le 8 et 9 mai en provenance du 1° RCP puis du centre école des troupes aéroportées de Mont de Marsan, l'unité s'accroît de quatre adjudants-chefs, cinq sergents
et quarante quatre militaires du rang. L' Adjudant chef MARETZ commande cette grosse section. La formation englobe également le dépôt de poudre de Montech qui est gardé par des spahis. Le 1° juillet 1946, le personnel travaille au stockage et au pliage des parachutes. Le 1° septembre, la 25° Cie devient la 75 Cie d'entretien de parachutes, commandé par le Capitaine RAMAUD.
Le 17 novembre la 75 Cie devient 651 Cie d'entretien de parachutes commandépar le Capitaine DIE jusqu à la dissolution le 31 octobre 1949.

Le matériel allié suit un circuit alors : Parachutes centralisés à Chartres (Lucé), à Compiègne et ensuite à Montauban pour départ vers Bilda (Algérie).
Suite à une inspection technique (le matériel était stocké de manière déplorable à Doumerc ) il a été décidé de le remettre en état au quartier de l'arsenal . Cela permet à l'établissement de réserve général de Montauban (ERGM) d'être à un niveau national. Simultanément à SETIF, l'instruction des premières réparatrices débute.

1947 transfert de la 191 ° SEP à Philippeville. L' Arsenal devient la pointe technique en matière de parachutage avec des projets novateurs. Montauban travaille pour le corps expéditionnaires d'Indochine et d'algérie. Le personnel civil possède une qualification unique en France. L'Établissement fondé en 1874 et baptisé par les Montalbanais ARSENAL.

En 1956 il prend le nom de ERGM / ALAT /AERO après son rattachement à l'ALAT.
1962, la 191 compagnie d'entretien et de réparation de Philippeville et de Sétif rejoint Montauban et s'installe à la caserne GUIBERT. Le personnel de la 191° CMRP passe sous la nom de 4° Compagnie moyenne de réparation de matériel , 4°CMRM DT 48, tandis que celle ci devient une unité de mobilisation en 1967. 1969, la 4 ° CMRM DT48 devient la 42 ° CMRM DT423
L'année 1972 voit naître la 441 CMT (compagnie du matériel du territoire) à Montauban ( avec du personnel de la 42° CMRM).
En 1978 est crée la 411° CMT implanté à VAYRES en Gironde mais le détachement N°7 de cette compagnie reste à Montauban
Le 1 août 1989 dissolution de la 411°CMT, le détachement est intégré à l'ERGM de Montauban et prend la dénomination de DPP (Détachement parachutiste deprotection) En 2000 l'ERGM prend la dénomination de 11°BSMAT Base de Soutien du Maériel de l'Armée de Terre.





Serment du Plieur

  • JE VEUX   avoir constamment présent à l’esprit que, jusqu’à ce qu’il leur pousse des ailes, les hommes doivent pouvoir compter absolument sur leurs parachutes.
  • JE VEUX   toujours me rappeler que la vie de tout homme lui est aussi précieuse que la mienne l’est à moi-même.
  • JE VEUX   ne jamais me laisser aller à des conjectures car je sais que la chance est le dieu des insensés, et moi, je ne peux pas compter sur elle.
  • JE VEUX   ne jamais négliger aucun défaut ou aucun travail de réparation, aussi insignifiants qu’ils puissent paraître, car je sais que les oublis et les erreurs dans la mise en état d’un parachute peuvent couter une vie humaine.
  • JE VEUX  plier et mettre en sac chaque parachute comme si je devais sauter moi-même avec ce parachute, et je dois me tenir prêt à sauter avec tout parachute dont j’ai certifié l’inspection et le pliage.
  • JE VEUX  conserver dans le meilleur état possible tous les parachutes qui me sont confiés, me rappelant toujours que les petits détails négligés provoquent de gros accidents.
  • JE VEUX  ne jamais apposer ma signature sur une feuille d’inspection ou un certificat de pliage et mise en sac, sans avoir exécuté ou surveillé personnellement chaque étape de l’opération, et être entièrement satisfait de tout le travail.
  • JE VEUX  ne jamais accepter l’idée qu’un travail est « bien assez bon comme ça », car cette abdication peut faire de moi un assassin en puissance : il ne peut pas y avoir en effet de compromis avec la perfection.
  • JE VEUX  garder toujours un respect sacré pour ma vocation, la considérant comme une haute profession plutôt que comme une tâche journalière, et avoir constamment présente à l’esprit l’idée de ma lourde responsabilité.
  •  JE VEUX  être sûr « TOUJOURS ».

Traduit d'après le texte "Rigger’s Pledge"

Rigger’s Pledge

    * I will keep constantly in mind that until men grow wings their parachutes must be dependable.
    * I will pack every parachute as though I am to jump with it myself, and will stand ready to jump with any parachute which I have certified as properly packed.
    * I will remember always that the other man’s life is as dear to him as mine is to me.
    * I will never resort to guesswork, as I know that chance is a fool’s gold and that I, a rigger, cannot depend on it.
    * I will never pass over any defect, nor neglect any repair, no matter how small, as I know that omissions and mistakes in the rigging of a parachute may cost a life.
    * I will keep all parachute equipment entrusted to my care in the best possible condition, remembering always that little things left undone cause major troubles.
    * I will never sign my name to a parachute inspection or packing certificate unless I have personally performed or directly supervised every step, and am entirely satisfied with all the work.
    * I will never let the idea that a piece of work is “good enough” make me a potential murderer through a careless mistake or oversight, for I know there can be no compromise with perfection.
    * I will keep always a wholehearted respect for my vocation, regarding it as a high profession rather than a day-to-day task, and will keep in mind constantly my grave responsibility.
    * I will be sure-always.