Parachutistes des Forces Françaises Libres



Les Paras FFL appartenaient aux Forces Aériennes Françaises Libres, d'où  l'idée de leurs faire une place  dans ces pages.

"Marcus" a retrouvé quelques Infos sur une de ces Unités


La 1° CIA (Compagnie d'Infanterie de l'Air) devint ce fameux Peloton parachutiste du Levant. Unité où nous retrouvons l'ASP Zirnheld.
La seule interrogation que j'ai c'est selon les sources la CIA est devenue CIT pendant quelques jours ou pratiquement une année. C'est l'intervention du général Martial Valin auprès du Gal de Gaule qui fit reintégrer à cette unité l'AA

http://www.ordredelaliberation.fr/fr_unite/rcp.html

 
Général Martial VALIN                         Vice Amiral MUSELIER

Les Parachutistes des Forces Aériennes Françaises Libres


1940
Ordre général n°765 du 29 septembre 1940, signé du Vice-Amiral MUSELIER, commandant les Forces Navales et Aériennes Françaises Libres, portant création de la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air. Les 25 premiers volontaires, sous les ordres du Capitaine Georges BERGE ancien de la 601e CIA et du Lieutenant René Georges WEILL, après un très intense entraînement, à Wrothan dans le Kent, le 25 décembre 1940 sont brevetés à Ringway avec la 1ère Compagnie de parachutistes britanniques (First Para Battalion)

Premières missions :
1ère mission SAVANNAH le 15 mars 1941 dans la région de Vannes (5 parachutistes) pour détruire le car transportant les allemands spécialistes du repérage des bombardements de nuit sur l'Angleterre.
2e mission JOSEPHINE B, (4 parachutistes), dans la région bordelaise, pour détruire la centrale électrique de Pessac, qui alimentait en électricité le port de sous-marins allemands et italiens de Bordeaux

Préparation et création :
1941
Au mois de mai la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes Françaises Libres est renforcée de nouvelles recrues, son effectif entraîné comptait 9 officiers, 19 sous-officiers et 70 hommes de troupe.
Vers le 15 mai à Exbury dans le New Forest un centre français de préparation d'agents est mis sur pied : la Station 36 contrôlée par le Bureau Central de Renseignement et d'Action. La 1ère section reste à la Station 36 pour être la base du BCRA. La 2e section est dirigée sur le Moyen-Orient : 2 officiers, 1 médecin, 3 sous-officiers, 50 hommes de troupe.
En septembre 1941, la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air débarque à Beyrouth après un long itinéraire par l'Afrique du Sud et par décision du Généra! de LARMINAT, commandant les Forces Françaises Libres du Moyen-Orient, du 25 septembre 1941 est intégrée à l'Armée de Terre et prend le nom de « peloton parachutiste du Levant »
Mais le Général Martial VALIN. devenu le Commandant en Chef des Forces Aériennes Françaises Libres obtient du Général de GAULLE de faire revenir sous contrôle de l' Armée de l'Air, la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes Françaises Libres, par décision du 15 octobre 1941.
Le 31 décembre 1941 la 1ère Compagnie des FA.F.L. de la base aérienne de Mèze à Damas fait mouvement sur Kabret sur les rives du canal de Suez, elle reçoit de nouvelles recrues dont le Lieutenant Augustin JORDAN et l'Aspirant André ZIRNHELD, dont les S.A.S. ont adopté la prière.
Le 2 janvier 1942 la 1ère Compagnie des F.A.F.L. poursuit son entraînement et elle est intégrée dans une nouvelle unité britannique créée et commandée par le Major David STERLING, la " SPECIAL AIR SERVICE BRIGADE ". Cette unité comprenait deux " squadrons " (environ 50 hommes par squadron, chaque groupe de cinq hommes était commandé par un officier). La 1ère Compagnie des F.A.F.L. devenait le " FRENCH SQUADRON " ou 3e squadron S.A.S, restant toujours sous les ordres du Général Martial VALIN, commandant en chef des F.A.F.L. C'est à ce moment que nous adoptons la devise du Major STERLING " Who Dares Wins " (qui ose gagne)

Missions du Moyen-Orient:
Nuit du 12 au 13 juin 1942 opération sur l'île de Crète par1e Cne BERGE, le Cne Lord JELLICOE, un officier grec, un sous-officier et deux hommes par sous-marin. (14 stukas, 6 autres avions, 1 avion de liaison, 4 camions, 1 dépôt d'essence sont détruits) Parmi les parachutistes 1 tué, 3 prisonniers dont 2 réussiront à s'évader et à rejoindre la Grande-Bretagne (MOUHOT et SIBAR).
Du 8 au 13 juin 1942, le restant de la compagnie part en opération sur sept aérodromes allemands et italiens en Libye 3 aérodromes à Matouba-Derna, 1 aérodrome à Benina, 1 aérodrome à Barce, 2 aérodromes à Benghazi (Berka I et Berka II) ; (70 avions détruits).
Le 13 juin le Major D.STERLING et l'Aspirant A.ZIRNHELD minent une ligne de la voie ferrée qui sert au ravitaillement des forces italo-allemandes vers El Daba et El Alamein.
Sur les aérodromes de Fuka 16 et Fuka 19, ils détruisent 13 Messerschmitt 109, 1 tracteur de la Luftwaffe avec sa remorque.
La nuit du 21 juillet 1942, avec des jeeps armées de mitrailleuses se glissant par le désert, les parachutistes attaquent l'aérodrome de Sidi Haneish (18 avions en flamme, 12 autres sans doute définitivement inutilisables)

Missions vers la Tunisie :
Après la formidable avance d'El Alamein vers la Tunisie, la 8e Armée britannique, grossie à son aile gauche de la « colonne Leclerc » qui vient de conquérir le Fezzan, est arrêtée depuis le 4 janvier 1943 entre Syrte et Misurata.
En janvier 1943 l'attaque reprend contre les forces de l'Axe et la 8e Armée se dirige vers Tripoli. Les parachutistes ont pour mission d'attaquer les arrières ennemis. Le Major D. STERLING qui a réunit tout son monde organise les missions de harcèlement sur les arrières italo-allemands.
Deux groupes commandes par le Cne. JORDAN et par le Cne. BOURGOIN partant du désert réussirent à atteindre la frontière tunisienne avant que la 8e Armée ne soit arrivée à Tripoli. Pendant qu'un de ces groupes attaquait continuellement les convois entre Tripoli et Sousse, rendant le trafic ennemi très difficile, l'autre opérait des destructions ; il détruisait des ouvrages d'art à Kairoun, à Mateur, et faisait sauter un train sur un pont dans la région de Gabes. Malgré la disparition des deux chefs, l'un fait prisonnier, l'autre très grièvement blessé, les survivants continuèrent leur travail jusqu'à l'extinction complète de leurs moyens.

En Grande-Bretagne :
Pendant les années 1940-1941-1942 en Grande-Bretagne à Camberley, des évadés de France occupée, des volontaires arrivent, reçus par le Cne. de MAUDUIT, le Cne. FOURCAUD, puis le Cdt. BOURGOIN qui les regroupent avec ceux survivant du Moyen-Orient, et forment ainsi le 1er Bataillon d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes Françaises Libres en quatre compagnies. Encadrés par les anciens ils repartent faire le très dur entraînement des Services Aériens Spéciaux.

1943 -La France Combattante
Le 1er Bataillon d'Infanterie de l'Air des F.A.F.L. devient le 4e Bataillon d'Infanterie de l'Air de l'Armée de l'Air ; il est rejoint par le 3e Bataillon d'Infanterie de l'Air recruté et réuni par le Cdt. O'COTERAU après la libération de l'Afrique du Nord par l'armée des Etats-Unis d'Amérique.
Ainsi les 3e et 4e Bataillons d'Infanterie de l'Air des Forces Aériennes Combattantes partent en Ecosse pour se préparer au débarquement.
Ils deviennent les 2e et 3e Régiments de Chasseurs Parachutistes de l'Armée de l'Air.

En France -Missions en Bretagne :
Dans la nuit du 5 au 6juin 1944 le 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (effectifs: 435 parachutistes sous les ordres du Cdt. Pierre BOURGOIN) reçoit l'ordre d'isoler la Bretagne du reste de la France.
Ainsi, par petits groupes, parachutés sur une ligne partant approximativement de Saint-Malo allant jusqu'à Nantes et s'étalant en profondeur dans les Côtes-du-Nord, le Morbihan, le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, chaque stick de parachutistes est chargé de détruire soit un pont, ou un tunnel, ou une centrale électrique, ou des lignes téléphoniques, ou des voies de chemin de fer, etc.. Puis rejoindre la Résistance intérieure pour regrouper les F.F.I., leur faire parvenir des armes, leur apprendre à s'en servir. Ainsi, avec l'aide de la Résistance bretonne et de nombreux combats, lorsque la liaison est faite avec l'Armée PATTON, les 150000 soldats, marins, aviateurs allemands sont restés en Bretagne complètement désorganisés.

Selon un document de l'Etat-Major britannique, situation des troupes allemandes stationnées en Bretagne le 5 juin 1944 ; Rennes : 17e S.S, Panzer Grenader ; Ouest de Rennes : 5e Division de Parachutistes Herman Goenng ; Vannes : 25e Division de l'Infanterie ; Carhaix : 3e Division de Parachutistes ; Morlaix : 353e Division d'Infanterie ; Nord Ouest de Brest : 343e Division d'Infanterie ; Saint-Brieuc et Guingamp : 266e Division d'Infanterie ; Feld gendarmerie ; Krigsmarine ; soit au total 150000 hommes.

En France -Missions au Sud de la Loire :
Malgré les très lourdes pertes subies par le 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes, grâce au recrutement de Résistants des Forces Françaises de l'Intérieur, avec des véhicules divers et des jeeps, il est chargé de reconnaître la vallée de la Loire et d'interdire à l'ennemi la rive droite du fleuve.

Des patrouilles profondes s'engagent en Sologne dans la région de Sancerre et de Nevers. En de nombreux accrochages avec un ennemi très puissant, soutenu par des chars " Tigres " et " Panthères ", les jeeps armées mettent hors de combat plusieurs milliers d'Allemands et hors d'usage un grand nombre de camions.
Les premiers jours de septembre 1944 le 2e RCP pénètre en territoire occupé par des raids audacieux sur Châteauroux, Limoges, Bourges, Bordeaux, Saintes, Angoulême, Poitiers, Rochefort, Périgueux. Pendant cette période, il sauve de la destruction les deux ponts de Nevers.
Le 11 septembre un stick, puis une compagnie se portent à la rencontre d'une colonne ennemie de 18 000 hommes. Ils réussissent à les intimider, obtiennent la reddition de 3000 Allemands et en font refluer 15000 autres.
Cette action empêche une invasion dangereuse de la vallée de la Saône au moment où les pointes de l'armée de la Méditerranée y parvenaient

Le 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes n'est pas resté inactif, car, sous les ordres du Cdt CONAN (CHATEAU-JOBERT), il a pris part, du 16 juillet au 7 octobre, à la libération de plusieurs provinces françaises occupées par l'ennemi. Dans son action multiple et obstinée depuis la Bretagne jusqu'au Limousin et en Franche-Comté, par la valeur militaire et technique des parachutistes, par leur courage froid et raisonné, ceux-ci ont cristallisé autour d'eux les éléments de la Résistance. Ses petites unités ont, au prix de 20% de pertes, mis hors combat un grands nombre d'Allemands, détruit ou capturé plusieurs centaines de véhicules allemands et pratiqué des opérations de démolition d'une extrême audace.

Mission en Belgique :
Fin décembre 1944 le ciel étant complètement couvert et la neige recouvrant le sol, le 2e RCP, sous les ordres du Cdt PUECH SAMSON. est envoyé en reconnaissance pour connaître la direction prise par l'attaque allemande du Général Von RUNSTED, la 101e Division aéroportée des Etats-Unis étant assiégée dans Bastogne
Le premier contact avec l'ennemi a lieu dans la région de Bertrix, des patrouilles offensives s'engagent sur Hartrival, Val de Foix et Arville, ramenant un nombre important de prisonnier.
Le 4 janvier 1945 Smuid est prise, et le 11 janvier la ville de Saint-Hubert est occupée ; le 20 janvier Steinbach et Limerie sont libérées, toute cette région est patrouillée et nettoyée malgré les lourdes pertes dues aux combats mais aussi au froid terrible.

Mission dans les Pays-Bas :
C'est dans la nuit du 7 au 8 avril 1945, par un très mauvais temps dans le nord de la Hollande, que des éléments du 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes, commandés par le Col. de La BOLLARDIERE, et des éléments du 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes, commandés par le Cdt. PUECH SAMSON, sont parachutés pour créer le maximum de confusion chez l'ennemi et gêner les mouvements de son armée dans la région de Groningen, Assen, Hoogeven.
Les sticks ont réussi à contrôler les noeuds routiers en créant une grande confusion chez l'ennemi. Un de ces groupes, commandé par le Cne. BETBEZE, mit hors de combat le Général commandant la Feld gendarmerie de Hollande, jetant le désordre dans le système allemand de protection anti-parachutiste.
Leurs actions furent si efficaces, malgré leurs lourdes pertes, que le commandement ennemi dut lancer à leur recherche une division entière qu'il préleva sur son dispositif défensif. Cette division fragmentée fut capturée par les armées canadienne et polonaise dont le passage avait été préparé par le 2e et 3e RCP.

Mission en Norvège :
L'arrêt des hostilités le 8 mai 1945 a supprimé cette mission.
Les 2e et 3e RCP partent en Indochine avec le Col. de La BOLLARDIERE
Ceci n'est qu'un très bref résumé des actions de la 1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air, de la 2e Compagnie d'Infanterie de l'Air, du 1er Bataillon d'Infanterie des Forces Aériennes Françaises Libres, puis des 3e et 4e Bataillons d'Infanterie de l'Armée de l'Air devenus 2e et 3e Régiments de Chasseurs Parachutistes SAS de l'Armée de l'Air.

D. JACIR
Ancien parachutiste SAS des FAFL
Président national de l'A.N.A.P


CHATEAU-JOBERT dit CONAN

2 photos transmises par "Partisan 21" avec l'autorisaion de "JP.M"


1ère Compagnie d'Infanterie de l'Air, au dépôt de Barnes,
le 1er juillet 1941




1943 camp de Camberley, remise du Fanion de la compagnie Lourde
du
4ème Bataillon d'Infanterie de l'Air.


Identification de l'Insigne de Béret par "ERTA"

C'est une patte de col de para Polonais Very Happy



Ici c'est le modèles avec parachute métallique , mais le plus courant est la patte avec le parachute brodé en fils blanc . Ces 2 modèles sont pour les tenues d'officier car pour la troupe la patte a une autre forme .