Mauritanie

Opération Lamentin

En 1977, les Fusiliers Commandos de l'air sont engagés pour la 1ère fois depuis la guerre d'Algérie sur le terrain en Mauritanie dans le cadre de l'Opération Lamentin. Le Général Forget demande expressément la présence des Fusiliers Commandos de l'Air pour cette mission spécifique "Air", alors qu'elle devait être à l'origine remplie par le 8ème RPIMA. Le détachement du GFCA est commandé par le Cne Lassalle et assure dans un premier temps la protection de la plate-forme de Dakar puis la garde du PC de l'opération situé Nouakchott. Parmi les Officiers Présents, un Chuteur Opérationnel Commando, le Cne Claude Simon, ex Officier mécanicien parvenu à force d'obstination à rejoindre les Fusiliers Commandos de l'Air, patron d'une équipe de huit spécialistes chargés de l'appui aérien.
Source Commando Para de l'Air P. de Gmeline

Général Michel FORGET


Lors de cette opération la première inter-armées les différentes composantes des armées de terre, de mer de l'air ont été utilisées en fonction de leurs compétences et de leur savoir faire.
Les commandos de l'air ont été retenus principalement pour assurer la protection des aéronefs et d'installations particulières parce que cela constitue une de leurs missions principales. Sur l'aéroport de Yoff ils partageaient cette mission avec le BIMA, les codos air avaient la mission de protection des Jaguar et SA 330 ALAT et quelques Transal, le BIMA les KC 135, les Atlantic de l'Aéronavale qui marquaient la participation Marine à l'opération, quelques Transal.

La 11 DP participait également à l'opération en fournissant quelques PGA répartis en différents points ATAR, Zouérate, etc.

Le 13 RDP assurait entre autres les transmissions de l'opération à NKT et une partie de la protection du PC avec les codos air.

Un moniteur de la Bomap était mis en place pour assurer les largages éventuels pour la récupération des pilotes et à l'occasion les séances de saut, il était en relation avec les paras Sénégalais qui pliaient sous sa responsabilité les pépins.
Les relations entre les différentes unités étaient d'une grande qualité.

A la fin de mon détachement toutes les unités paras terre et air qui étaient relevées ont effectuées ensemble une soirée de dégagement mémorable.
Nous avons accueilli le 2° échelon du REP qui rejoignait Kolwezi et le retour des largueurs de la BoMAP que nous avons équipés en civil pour les amener visiter Dakar by night, (fraternité parachutiste)
"Marcus"

Expérience lors d'un détachement par "Le Pape"

Des gars qui se sont retouvés en rade dans l'hélico (Puma) en panne dans le désert. Je les ai relevé le lendemain.



Voici quelques photos concernant Lamentin. Un hélico de l'ALAT est tombé en panne en plein désert, je suis resté 3 jours en compagnie d'un détachement de Mauritaniens et d'un pilote pour garder l'aéronef, pendant que la pièce de rechange, un rotor neuf arrivait de la région Toulousaine je crois...


L'hélico en rade



Contact très sympa avec les gendarmes Mauritaniens...



Le remplacement du rotor arrivé sur un camion unimog



J'ai eu à cette occasion la possibilité d'essayer le G3 allemand ainsi qu'un antique fusil Mauser



Les Mauritaniens disposaient d'une 12,7, mais peu de munitions...



Le pilote de l'ALAT qui m'accompagnait, j'espère qu'il ne me tiendra pas rigueur pour la diffusion de sa photo qu'il n'a sans doute jamais vue!



nous ne portions pas l'uniforme Français en Mauritanie



Le dernier jour avant le retour avec l'hélico réparé, les jaguars nous ont survolé et photographiés



Les Jaguar étaient encore présent en début 79, photos juste pour le fun





Commentaires par "Saelmer"

J'ai également participé à cette opération et je vous avoue que j'ai bien regardé vos dates de présences et bien je passe juste entre les deux... Après être arrivés à Dakar vers le 27 déc 1979, nous sommes effectivement partis à un tiers du commando à Nouakchott en Transall. Nous y sommes restés pratiquement un mois puis nous sommes retournés à Dakar. Notre chef de détam est le Sgc Ka...n. Je ne sais pas trop si on a le droit de divulguer les noms? Nous étions logés dans une belle villa à deux pas de l'ambassade que nous étions sensés protéger.
La journée, c'était sans arme et la nuit c'était armé.
Nous étions des étudiants en vacances, sans béret ni galon. Juste les pataugas, le short et la chemisette.
Il y avait "schouff" à l'entrée de l'ambassade qui servait de portail automatique. Le soir, à la tombée de la nuit, il nous faisait, pour ceux qui étaient de garde, un thé fabuleux. Il nous disait: "t'inquiètes, j'y chouffe" puis il s'endormait comme un bienheureux.
Le sport avec Ka..n, c'était d'aller toucher le panneau qui était avant les dunes de la plage et revenir par cette interminable ligne droite.
Les scéances de tir étaient fantastiques. Nous allions à l'armurerie Mauritanienne et avec leur permission, nous nous servions dans un tas d'armes qui tronait au centre d'une vaste pièce. Nous devions trier les cartouches et nous allions griller des centaines de cartouches en bord de mer.
D'autres anecdotes mais je ne voudrais pas fatiguer le lecteur.


Photos Zouerate par "Le Pape"

A propos de Zouerate quelques photos également...
Les fameux marocains en faction

Le train le "plus long du monde" plein de minerai, enjeu de la géguerre entre, d'un coté Mauritaniens et Marocains contre Algériens par front Polisario interposé. Bon d'accord il est un peu loin



La garde d'un Nord Atlas



On en mettait des choses dans ces "Nord"